Éditer et interpréter le répertoire baroque : le cas français

Session dans le cadre du 18e colloque biennal sur la musique baroque.

Avec Louis Castelain, Benoît Dratwicki, Julien Dubrucque, Thomas Leconte et Barbara Nestola

La Biennial International Conference on Baroque Music est le plus grand rendez-vous international de musicologie consacré à la musique baroque. Elle est accueillie et organisée cette année par le département de musicologie et de patrimoine culturel de l’université de Pavie (Italie). Le Centre de musique baroque de Versailles y propose une session dédiée à l’édition et à l’interprétation.
Éditer et interpréter le répertoire français des XVIIème et XVIIIème siècles nécessite un travail spécifique sur les sources pour les aspects techniques et esthétiques (types de voix, orchestration, facture instrumentale…) si l’on veut faire revivre ces musiques dans les meilleures conditions possibles.

La musique française ne souffre pas d’un manque de sources ; au contraire, leur abondance pose des problèmes d’édition. En complément des partitions, les traités, les documents d’archive, les journaux, les périodiques, les dessins et les peintures peuvent aussi nous aider à identifier des caractéristiques d’interprétation. Le CMBV travaille sur ces sujets depuis plus de trente ans, et propose des solutions pour l’interprétation à travers ses éditions. Cette conférence s’intéressera à la complexité et à la variété du cas français à partir d’exemples tirés de projets en cours, parmi lesquels :
• l’édition complète des airs de Lully, Rameau et Gluck ;
• l’édition du répertoire italien conservé dans les sources françaises ;
• l’édition d’Issé, réalisée au CMBV, la première et la plus connue des pastorales héroïques de son temps. Chaque nouvelle reprise à l’opéra de Paris, entre 1697 et 1773, a généré une nouvelle partition et un nouveau livret. Lequel choisir pour une édition ou une interprétation moderne ?
• l’édition d’œuvre orchestrale, au XVIIIème siècle, au format réduit, sans les parties d’alto (haute-contre, tailles et parfois quintes de violon). Quelques exemples tirés de Mondonville, Campra et Clérambault permettront de s’interroger sur la restitution des parties intermédiaires dans une édition moderne et de déterminer le nombre de parties à restituer ;
• l’édition d’œuvre du répertoire vocal français du XVIIème siècle et son ornementation très particulière (air de cour, motets, plain chant) non mesurée.

Programme et informations complémentaires :  https://baroquemusicconferencecremona.wordpress.com/home/programme/

ITALIE - Cremone
mercredi 11, jeudi 12, vendredi 13, samedi 14, dimanche 15 juillet 2018

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